Signature d’une convention pour le Granit Breton

Franck LEGOUT et François COVILLE

Le 21 septembre dernier à la Vallée des Saint à Carnoët à l’issue de l’Assemblée générale d’UNICEM Bretagne, François COVILLE Président de la FRTP Bretagne a signé une convention avec Franck LEGOUT, Président de l’Association Indication Géographique Granit de Bretagne (AIGGB), afin de mieux valoriser le Granit Breton.

Engagement de la profession des Travaux Publics

L’engagement de la FRTP se formalise au travers de trois items :

-accompagner la filière granitière bretonne dans la valorisation de ses productions locales auprès du bloc communal breton et de la maitrise d’œuvre

-demander à nos entreprises de passer leurs commandes de fournitures dans des délais prenant en compte les durées de fabrication

-demander à nos entreprises de diffuser cette convention jusqu’au niveau de leurs bureaux d’étude, de leur service achats et de leurs conducteurs de travaux.

Comme l’a précisé François COVILLE dans son discours, « au-delà de cet acte symbolique, c’est au quotidien que cet engagement doit trouver tout son sens. Au titre des Travaux Publics, cela concerne 928 établissements en Bretagne avec une activité qui relève à 60% de la commande publique ».

Une action qui implique toute tous les acteurs de la filière de construction

Cette commande publique est multiple et diverse et s’exprime via les Marchés publics, cœur de toute l’action publique. Cette marque IGP relève ainsi d’un combat collectif à mener auprès de tous les acteurs de la filière de construction c’est-à-dire les Maîtres d’ouvrages, les maîtres d’œuvre et les entreprises, dont celles de Travaux publics.

La FRTP portera ces messages auprès des entreprises de la profession, pour que cette convention prenne vie et produise des effets concrets.

Comme annoncé, la FRTP Bretagne deviendra membre associé de l’AIGGB, ce qui permettra de faire un point tous les ans sur la mise en application de cette convention.

 

La route au cœur de toutes les mobilités en Bretagne

Conférence Yves CROZET

Dédiée à la mobilité, la rencontre régionale organisée par Routes de France Bretagne (syndicat de spécialité de la FRTP Bretagne) le 28 juin 2018 a mobilisé les entreprises et les acteurs de la profession, soit une 100aine de participants. Tanguy LE BLAY, Président régional introduit le débat et rappelle que la route (72 693 Kms) est le premier réseau social.

La Bretagne : une grande région routière

Invité d’honneur Yves CROZET, professeur à l’université de Lyon (LAET) positionne sa conférence autour de la thématique suivante : Des anciennes aux nouvelles mobilités : quels défis pour les infrastructures routières ?

Au préalable, il fait une analyse depuis 2000, des parts modales du transport de marchandises, du trafic passager longue distance et conclut que le report modal annoncé par les gouvernements successifs n’a pas eu lieu en France. Comme il le précise, il faut faire « le deuil du report modal, de l’écotaxe poids-lourds, du TGV comme « baguette magique » pour la croissance, l’emploi et la compétitivité. Et pourtant les contraintes climatiques subsistent et les contraintes financières aussi. Le vieux monde comme il l’appelle, existe toujours, mais ce qui est nouveau c’est l’économie collaborative, avec un brouillage des catégories habituelles : public/privé ; collectif/individuel ; marchand/non marchand. C’est ainsi que la voiture revient sur le devant de la scène et devient un transport collectif.

Il insiste sur les innovations, avec la question de leur modèle économique et de leur courbe de diffusion et constate des attentes différentes : pour l’individu, il s’agit de la notion de temps et pour la collectivité, il s’agit de la notion d’espace et de fluidité. Il préconise une autorité organisatrice unique pour la gestion à la fois de la voirie et du transport collectif.

Puis, il fait un focus sur la Bretagne qui représente 5% de la population française, 5,2% du parc automobile, 7.6% du parc de tracteurs routiers et 7.3% du réseau routier français, avec une surreprésentation du transport routier de marchandises. La question des enjeux des mobilités métropolitaines est posée.

Pour Yves CROZET, la route va rester essentielle dans le système de mobilité, mais va être soumise à plus de contraintes. Faut-il « donner la priorité aux gains de temps (accroître la capacité des voiries, réaliser des transports en commun en site propre), ou réduire l’emprise spatiale des modes les plus « gourmands » ?, sachant que les arbitrages ne sont pas les mêmes au centre et en périphérie.

Les nouvelles technologies seront-elles un moyen de faire évoluer les arbitrages individuels sur le temps et les arbitrages collectifs sur l’espace ? »

Une palette d’innovation routière dans les entreprises

Organisé autour de quatre témoignages d’entreprises, ce focus sur l’innovation routière permet de mieux appréhender le potentiel de la profession dans son ensemble, le savoir-faire et la diversité des expérimentations menées. Se sont exprimés pour illustrer ces innovations routières :

– Valéry FERBER, Directeur Environnement et Innovation, entreprise CHARIER

-Luc MOUSSU, Directeur technique délégué, Entreprise EUROVIA

-Cédric GIRAULT, responsable technique EIFFAGE route

-Yann LEFEUVRE, E-mobility Manager COLAS

A titre d’exemples présentés : la voirie photovoltaïque pour la navette autonome, la route à énergie positive, l’optimisation du couple revêtement routier et luminaire intelligent pour une gestion économe de l’éclairage urbain, des casques de chantier avec la réalité augmentée, le recyclage des matériaux et le retraitement des chaussées, …

Globalement, ces innovations dépassent la notion de travaux pour aller vers l’approche service et une démarche globale. Mais c’est aussi un travail en interne au sein des entreprises pour amener ces nouveaux usages, et en externe auprès des Maîtres d’ouvrage et des Maîtres d’œuvre. Une demande de la profession réside dans la possibilité d’expérimenter des solutions innovantes, en ayant des terrains d’application.

Cinq thèmes principaux d’innovation se dessinent :

-l’énergie,

-le véhicule autonome, avec la connexion infrastructures et véhicules

-la communication avec les usagers et les riverains,

-les matériaux pour réduire l’empreinte carbone,

-la sécurité et la prévention de l’usure professionnelle des salariés

En tant que Maire de Chantepie (lieu de la rencontre), Grégoire Le BLOND a apporté son regard et insisté sur le dialogue entre tous les acteurs. Les élus doivent échanger avec les professionnels et les usagers.

Il regrette qu’en période de budgets contraints pour les collectivités locales, l’investissement soit la variable d’ajustement.

Les attentes de la population en terme de mobilité nécessitent une réelle vision des territoires demain.

 

Cette rencontre régionale s’est conclue par un pot convivial sur la terrasse de L-Evènements.

Conseil départemental 35 : maintien des investissements pour les infrastructures routières en 2018

Représentants du Conseil départemental d’Ille et Vilaine

Le 16 mars 2018, Raymond ARMANGE, Président de TP 35 accueille les représentants du Conseil départemental d’Ille et Vilaine, avec André LEFEUVRE (Vice-Président délégué aux grands projets routiers), Christophe MARTINS (Vice-Président délégué aux finances et au transport), accompagnés de Ronan GOURVENNEC (Directeur du pôle construction et logistique) et Pierre EWALD (Directeur des grands travaux d’infrastructures), avec la présence d’une 20aine de dirigeants de la profession. C’est un moment d’échange attendu et très apprécié des entreprises.

En propos introductif, Raymond ARMANGE rappelle que la profession a subi une crise sans précédent et qu’actuellement s’il y a reprise, elle n’est pas tout à fait à la hauteur des prévisions. L’investissement local n’est pas au RDV dans tous les territoires : impact de la loi NOTRe et transferts de compétences en eau et assainissement particulièrement, attentisme des élus, projets reportés,….

Pour autant les chefs d’entreprises apparaissent plus confiants sur les perspectives d’avenir, avec des besoins de renouvellement de personnel et des recrutements.

Au titre de son projet de budget 2018, le Conseil départemental annonce la stabilisation des investissements financiers pour les routes départementales, avec des budgets équivalents à ceux de 2017. Pour le mandat, l’engagement total du Conseil départemental sera d’1 milliard d’euros d’investissement, avec un changement structurel d’ici la fin de la période en faveur du bâtiment.

Après une présentation des réalisations en 2017, les projets 2018 sont les suivants :

Axe Bretagne-Anjou : mise en service de la section Martigné- Ferchaud/saint-Morand : 5,8Km : 94% réalisation, travaux en cours sur 3,1Km,

Axe Rennes –Redon : mise en service de la section Filliais – Noé Vallain : 87% réalisation, travaux en cours sur 7,4Km

-Modernisation RD15 entre Villamée et Louvigné du Désert,

-Modernisation RD 168/RD 114 : carrefour des Millières à la Richardais

-RD 795 – déviation Est de Dol- de Bretagne

-Sécurité des infrastructures ferroviaires : RD 106 : suppression du PN de Saint Médard-sur-Ille

-Sécurité : carrefour giratoire à Saint –Méloir – des Ondes

Quant au projet de la prochaine mandature, le conseil départemental a lancé « Infrastructures 2025, nos routes de demain », avec une première phase de concertation auprès des acteurs des territoires, afin de recenser leurs besoins. Le Conseil départemental constate ainsi des changements de mentalités fortes, avec des tendances « lourdes » et une vision très urbaine de la route. Quant à l’entretien du patrimoine routier, il n’est pas perçu comme nécessaire voire prioritaire. La validation des projets par l’Assemblée départementale aura lieu au second semestre 2019.

Parallèlement à cet exercice, le Conseil départemental engage une étude plus prospective sur l’aménagement de son territoire intitulé « Ille et Vilaine 2035 ».

Succès de la Matinale « Digital et Travaux Publics »

François COVILLE, Hugues MEILI, Jean-Christophe ANGENAULT et Olivier BARRAUD

Le 13 décembre dernier, plus d’une 100aine de personnes dirigeants et partenaires de la profession étaient au RDV, pour la Matinale TP, dédiée au digital, qui se déroulait à L-Evènements à Chantepie.

A l’instar de bien des secteurs et univers professionnels, les TP sont aujourd’hui directement concernés par ces évolutions sociétales et technologiques, qui indéniablement, obligent à rompre avec les habitudes mais ouvrent aussi de nouvelles perspectives.

Quels sont ou seront les nouveaux usages du numérique au sein d’une entreprise de Travaux Publics ? Comment anticiper et se préparer au mieux ?

Après le mot d’accueil de François COVILLE (Président de la FRTP Bretagne), Hugues MEILI (PDG de NIJI et Président de Bretagne Développement Innovation) est le grand témoin de cette matinale. Pour lui, cette révolution numérique s’est d’abord opérée dans la rue par le consommateur et aujourd’hui, une deuxième période de transformation industrielle s’annonce pour les entreprises, « dip tech ».

Dans un monde qui bouge, de nouveaux réflexes à prendre. L’environnement des TP lui-même ne cesse de changer, entre la dématérialisation des marchés publics, la facturation électronique, la sécurité numérique, de nouveau logiciel d’exploitation et de suivi de marché…Mais aussi de nouvelles applications,…  »

Pour autant, il faut encore informer, en interne comme en externe, et ainsi inculquer de nouveaux réflexes tout en renvoyant une nouvelle image des TP.

Le programme de cette matinale dense et rythmée se déroule avec trois thèmes majeurs à l’honneur, assortis d’un éclairage de « l’étude d’impact de la transition numérique sur le secteur de la construction » présenté par Jean-François MADEC de Constructys.

Efficacité :

– Dématérialisation des marchés publics – Thomas DUBOIS de Mégalis Bretagne (vidéo)

– Sécurité numérique – Jean-Sylvain CHAVANNE de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information

– Facturation électronique (Chorus Pro) – Julian FERRE de l’Agence pour l’Informatique Financière de l’Etat (vidéo)

Productivité :

– Application pour riverains – Jean-Marc VITEL de la SARC  (vidéo) et Antoine BERGHEN de la société YAAKADEV

– Guidage d’engins de chantiers et relevés topographiques avec drône – Jean-Marie LESSARD du groupe LESSARD (vidéo)

– Tablette sur chantiers – Gérôme BLANC de RESO

: Attractivité :

– Simulateur de conduite d’engins – Tristan ARNAUD du CFA TP Bretagne (vidéo)

– WIKI TP – Charles AIVAR de l’Ecole des TP de Normandie

– Recrutement – Marie-Laure COLLET d’ABAKA Conseil et Annie STAERCK du groupe MARC

– Formation continue des salariés – Jean-René URIEN de Forma TP

Pour François COVILLE, cette matinale est une sensibilisation pour mesurer combien le numérique va impacter les entreprises et les métiers. La FRTP continuera d’accompagner les entreprises et proposera au printemps 2018, des séances d’information intitulées « Passeport TP BIM  » pour les dirigeants.

En conclusion, Jean-Christophe ANGENAULT (Directeur de Cabinet de la FNTP) excuse Bruno CAVAGNE (Président de la FNTP), retenu par les conclusions des Assises nationales de la Mobilité, et fait un point d’actualité : conseil d’orientation des infrastructures, préparation de la loi d’orientation, les relations entre l’Etat et les Collectivités Locales, l’annonce des Assises de l’eau.

Des parlementaires Bretons à la FNTP à Paris

Emmanuel Le CHYPRE, François COVILLE et Christophe BARBIER

Pour la première rencontre « réinvestissons la France », dédiée aux trois régions de l’Ouest (Bretagne, Pays de la Loire et Normandie), le 7 novembre à la FNTP à Paris (de 19h à 20h30), des Députés et Sénateurs Bretons ont répondu présents à l’invitation de la FRTP Bretagne.

Animée par Christophe BARBIER de BFMTV, la rencontre très rythmée alterne interventions courtes et échanges avec les parlementaires.

Un premier exposé synthétique du secteur des Travaux Publics et des infrastructures par Emmanuel LECHYPRE  (économiste et journaliste), fait état des constats suivants :

– un secteur dense en emploi comparativement à d’autres secteurs professionnels,

-un secteur avec des entreprises implantées sur tout le territoire, soit deux fois moins concentré que l’économie nationale, car il relève de la commande publique à près de 70% ‘au plan national (60% en Bretagne),

-un secteur où les grands travaux sont la vitrine de la profession,

-une dégradation de la qualité des infrastructures, avec un classement de la France en recul (réseau routier, ports, aéroports, ferroviaire,.. ) ; ce qui confirme le relâchement dans les efforts d’investissement et la tendance à sacrifier les travaux d’entretien et de modernisation,

-le lien entre la qualité des infrastructures et la croissance,

Pour Emmanuel LE CHYPRE, au moins trois défis sont à relever : celui des transports/mobilité, la réhabilitation du réseau ferroviaire et celui des commodités (eau, gaz, électricité,…).

C’est au tour de Bruno CAVAGNE, Président de la FNTP de rappeler qu’actuellement la thématique infrastructure est au cœur des préoccupations gouvernementales, avec les assises de la mobilité, la mise en place d’un conseil d‘orientation, (où il siège) et la préparation d’une loi de programmation sur les mobilités pour le printemps 2018.

Il s’agit de se doter d’une politique nationale d’infrastructures cohérente pour les 5 ans à venir.

Un Député Breton exprimera son avis sur la nécessité à reprendre le débat sur l’organisation des territoires et le besoin effectivement d’un outil de planification pour les infrastructures structurantes.

Puis la séance s’est poursuivie avec la prise de parole des trois présidents de FRTP sur une thématique précise : Jean Christophe LOUVET pour les Pays de la Loire sur la transition écologique et le rôle des infrastructures ; Régis BINET pour la Normandie sur les enjeux de l’eau avec un défi patrimonial à relever ; et François COVILLE sur le financement des infrastructures (impasse budgétaire, élargissement du FCTVA à l’ensemble des travaux d’entretien, la fongibilité des crédits de paiement, les nouvelles sources de financement avec la question : qui doit payer le contribuable /l’usager, l’exemple de la TICPE, la proposition de sortir de l’assiette des 3% pour les grands équipements).

Pierre MONTEL à la rencontre des entreprises de TP du Morbihan

Rencontre annuelle de TP 56

Le 27 octobre dernier, à la cité de la voile à Lorient, une 30aine de dirigeants de la profession s’est retrouvée pour le Rendez-vous annuel de TP 56. Ce moment privilégié permet de faire un point et d’échanger sur l’actualité, les actions engagées collectivement et les initiatives à venir au titre de la FRTP.

C’est aussi l’occasion d’inviter une personnalité et cette année, il s’agit de Pierre MONTEL, Président de la CCI du Morbihan, gestionnaire d’équipements structurants.

Dans son propos introductif, Pierre MONTEL rappelle ce qu’est une chambre de commerce et d’industrie, un lieu où l’on pratique le langage de l’entreprise mais avec un statut d’établissement public administratif (dépendance de la taxe pour frais de chambre).

La CCI du Morbihan représente 23% du poids économique de la Bretagne et lors des dernières élections en 2017, le taux de participation était assez faible (9%), mais représentant toutefois 45% des emplois.

Dans le cadre de la mandature (2017-2021), un des axes prioritaires de la CCI concerne le port de commerce et l’aéroport de Lorient (dont renouvellement des concessions).

Le Port de Lorient est le 2ème port breton (8 millions de CA) et l’objectif de la CCI est qu’il soit mieux connecté à la ville, ce qui va engendrer un vaste chantier pour les 10 ans à venir en matière d’urbanisme. Il doit devenir un port de services pour l’accueil de passager, la maintenance,…

L’aéroport de Lorient est un sujet complexe au regard des autres infrastructures de mobilité : LGV BPL et croissance de 18% de l’aéroport de Rennes. Aujourd’hui, la CCI se situe dans un « entre deux », mais sera amenée à prendre une décision en fonction de la réalisation ou non de l’aéroport de NDDL. Le statut de l’aéroport est particulier, avec le Ministère de la défense comme affectataire principal, et l’accueil de la base aéronavale de Lann Bihoué. En 2016, le trafic total est de 128 000 passagers (250 000 il y a 5 ans), avec comme seul partenaire la compagnie HOP.

Au final, le programme de la CCI est la défense des intérêts économiques (Axe Triskell,…), le soutien à ceux qui entreprennent et la volonté de s’engager dans un projet pour une CCI plus agile, plus réactive et plus connectée.