Les Travaux Publics s’invitent dans le débat de la campagne des présidentielles

Claire ESCULIER  27 février 2017  Institutionnel

Bruno CAVAGNE, Président de la FNTP

Près de 3000 personnes au Forum « Réinvestissons la France » de la FNTP le 23 février au Carousel du Louvre à Paris.

La Bretagne était représentée par une délégation composée de dirigeants, de partenaires et 60 jeunes (apprentis, lycéens, étudiants) en formation TP dans les établissements de la région. C’était l’occasion de participer aux ateliers, animations, démonstrations, conférences proposés dans les espaces dédiés à la Compétitivité économique, la Croissance verte et la Cohésions sociale.

Placée sous l’angle de l’innovation, cette manifestation a donné une vision de modernité de la profession, que les jeunes ont particulièrement apprécié.

Dédiée aux candidats à l’élection présidentielle, la plénière de l’après-midi animée par Christophe BARBIER (journaliste) et Bruno CAVAGNE (Président de la FNTP) a permis de découvrir les positions de chacun en matière d’ infrastructures. En respectant l’ordre de passage des candidats, leurs propositions sont les suivantes :

Emmanuel MACRON : une économie de 60 milliards d’euros sur les dépenses courantes, avec en parallèle un plan d’investissement de 50 milliards d’euros, dont 20 pour les TP en ciblant la transition écologique et numérique ; un pacte quinquennal de responsabilité Etat/collectivités locales, avec une loi de programmation ; une réforme structurelle en supprimant les départements là ou existe une Métropole ; favorable à la TICPE ; souhaite rouvrir le dossier de l’Euro vignette ; une articulation des différents moyens de transport en prônant l’intermodalité ; par rapport au compte pénibilité une préférence pour la prévention et l’équité face à la retraite ; favorable à la simplification des recours.

Marine LE PEN : un propos introductif assorti d’un diagnostic assez détaillé de la situation des infrastructures en France ; face à une « gabegie » des intercommunalités, une modification de l’organisation territoriale avec les communes, les départements et l’Etat disposant d’une vision à moyen et long terme ; un plan pluriannuel d’investissements publics avec une loi de programmation des infrastructures ; favorable à un conseil d’‘orientation et à un ministère dédié au logement au transport et à l’aménagement du territoire ; favorable à la relance des grands travaux et à la renationalisation des autoroutes ; une préférence pour que les infrastructures soient financées par le contribuable. Mais ces propositions supposent que la France maîtrise son destin et sortent des règles de l’Union européenne.

Benoit HAMON  (en vidéo) : un budget de 20 milliards d’euros pour les infrastructures, avoir des conférences de consensus pour faire le choix des grandes infrastructures ; programmation du ferroutage en lien avec la transition énergétique ; favorable à des instances de planification ; souhaite une stabilisation de l’organisation territoriale ; par rapport au compte pénibilité, le principe ne doit pas être modifié, mais les modalités pourraient être revues.

Jean-Luc MELECHON (pas présent mais envoi d’une note) : 100 milliards d’euros d’investissement économique ; renationalisation d’un certain nombre de filières ; moratoire concernant les partenariats publics/privés ; opposition à l’aéroport de NDDL ; contribuable qui doit financer les infrastructures ; loi cadre pour une planification stratégique.

François FILLON : un projet national basé sur un maintien de l’effort des investissements et la diminution des dépenses de fonctionnement : faire 100 milliards d’euros d’économie ; un contrat de 5 ans avec les collectivités locales fixant leur niveau de dotation variable, en fonction de leur effort à diminuer les dépenses de fonctionnement ; pas d’augmentation d’impôt ; sortir l’Etat du capital des entreprises privées ; favorable à une loi de programmation pluriannuelle des infrastructures en début de mandat ; favorable à l’aéroport NDDL ; suppression du compte pénibilité et favoriser la prévention.